Ciel, mon mari

Ell’e m’appell’e « ciel », comme c’est joli !
« Ciel, mon mari ! »
Comme c’est joli !

Ell’e m’appell’e « ciel », comme c’est charmant,
Ce sobriquet : le firmament.
Lorsque j’arrive dans la cour,
Au loin, je l’entends qui s’écrit :
« Ciel, mon mari ! Ciel, mon mari !  »
C’est moi, j’arrive mon amour !
Ell’e m’appell’e « ciel », comme c’est joli !
 » Ciel, mon mari !  » Comme c’est joli !

Ell’e m’appell’e « ciel », tonnerre de Brest !
Je ne pouvais pas être en reste.
A sa venue dans le garage, J’ai testé un nom de nuage :
« Mon petit cumulus chéri ! »
Elle a compris car elle a ri.
Ell’e m’appell’e « ciel », comme c’est joli !
« Ciel, mon mari ! »
Comme c’est joli !

Elle est la voix du ciel, et les voix du ciel…
Je vous en prie !
Cessez donc vos ricaneries
Je ne suis pas le chef de gare !
Vous pensez   amant 
– Nenni car
Un jour je suis rentré sans bruit…
C’était l’évêque dans son lit.
Elle a dit : « ciel », comme c’est joli !
« Ciel, mon mari ! »
Comme c’est joli !